Une balade en Valais à 1500m d’altitude nous a permis de trouver des Epipactis encore en fleurs.
Epipactis atrorubens
Thomise ayant capturé une mouche sur un Epipactis helleborine
Si en plaine, la saison tire à sa fin, il reste encore quelques rencontres orchidophiles à faire un peu plus en altitude. Hier dans le Jura suisse, j’ai pu croiser des centaines d’Epipactis des marais encore en fleurs, de nombreux pieds d’Epipactis helléborine, mais également la fin de floraison des Epipactis rouge-sombre et des Gymnadénie moustique.
On me demande souvent comment différencier l’Ophrys bourdon (Ophrys fuciflora) de l’Ophrys abeille (Ophrys apifera). Ayant croisé les deux hier dans la canton de Vaud en Suisse, je profite pour vous les présenter.
Si les deux possèdent des sépales roses, les pétales de l’Ophrys abeille sont normalement verts, mais le labelle est également très différent. Large et assez quadrangulaire chez l’Ophrys bourdon, il est arrondi chez l’Ophrys abeille et le dessin de la macule chez ce dernier est très caractéristique.
Rare et surtout discrète, la Listère en cœur est une des plus petites de nos orchidées. Dépassant à peine des sphaignes ou des mousses dans lesquelles elle pousse, cette orchidée affectionne les sous-bois de résineux de montagne.Sa floraison commence tout juste, un beau prétexte pour parcourir les sous-bois à sa recherche.
Le groupe des Ophrys fuciflora est un vrai casse-tête depuis des années. On y trouve en effet des variations locales lui conférant une forme intermédiaire avec l’Ophrys scolopax et qui à valu à ces plantes le nom d’Ophrys pseudoscolopax. Loin d’être satisfaisante, cette appellation était un véritable fourre-tout dans lequel il était difficile de s’y retrouver. Aujourd’hui les auteurs avancent un découpage de ces plantes sous différentes appellations :
A ces différents taxons, il convient dorénavant de considérer également :
Si les connaissances sur ce groupe d’Ophrys évolue, il n’en reste pas moins difficile à déterminer avec certitude pour qui ne connais pas bien les taxons proches.
Comme chaque année, nous avons profité du premier week-end férié pour partir en quête d’orchidées. C’est donc en compagnie de participants à un de nos stages que nous avons croisé quelques beaux spécimens d’orchidées sauvages françaises dans la Drôme.